histoire des tracteurs

L'histoire et l'évolution des tracteurs


Les tracteurs de ferme...

Indispensable et de plus en plus sophistiqué, le tracteur d'aujourd'hui a beaucoup changé. Au fil des ans, il a façonné l'histoire de l'agriculture. Le Canada compte actuellement plus de 732 000 tracteurs de ferme. Les agriculteurs québécois, eux, disposent de plus de 100 000 tracteurs, soit une moyenne de trois par ferme.

Gilles Michaud habite Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent. Lui-même fils d'agriculteur, il a su transmettre sa passion à son fils qui est maintenant partenaire de la ferme. Ils possèdent un troupeau de 58 vaches laitières et cultivent 200 hectares. Ils ont donc besoin de 4 tracteurs de plus de 80 chevaux, tous aussi indispensables les uns que les autres.


«Il y en a un de type utilitaire, avec 4 roues motrices avec système de relevage à l'avant, un loader comme on dit communément. Puis sinon, il y en a un qui est vraiment plus gros, il y en a un 180 chevaux qui fait les travaux des champs surtout, après ça il y en deux autres qui vont travailler surtout aux travaux des récoltes du foin et des grains.»


D'hier à aujourd'hui...

Au Québec, l'arrivée du tracteur est venu modifier profondément les habitudes des agriculteurs, provoquant parfois des résistances. On oublie que le tracteur, si indispensable aujourd'hui, n'a pas toujours été là. En fait, ses ancêtres avaient des pattes.

Raymond Michaud, le père de Gilles a aujourd'hui 79 ans. Il a connu et vécu l'arrivée des premiers tracteurs, mais auparavant c'est avec des boeufs qu'il cultivait la terre.

«On a dompté deux b?ufs. Ça allait bien, ça allait bien, c'était têtu un petit peu mais c'était pas pire. Dans toutes les sauces on allait avec ça, beau temps méchant temps c'était toujours prêt.» Raymond Michaud

Au Québec, l'arrivée du tracteur est venu modifier profondément les habitudes des agriculteurs, provoquant parfois des résistances. On oublie que le tracteur, si indispensable aujourd'hui, n'a pas toujours été là. En fait, ses ancêtres avaient des pattes.

Raymond Michaud, le père de Gilles a aujourd'hui 79 ans. Il a connu et vécu l'arrivée des premiers tracteurs, mais auparavant c'est avec des boeufs qu'il cultivait la terre.

«On a dompté deux b?ufs. Ça allait bien, ça allait bien, c'était têtu un petit peu mais c'était pas pire. Dans toutes les sauces on allait avec ça, beau temps méchant temps c'était toujours prêt.» Raymond Michaud

La restauration des tracteurs...

Gilles Michaud est non seulement agriculteur, mais il a aussi la maladie des tracteurs. Non seulement il les collectionne, mais il les rénove minutieusement.

Il possède aujourd'hui plus d'une vingtaine de tracteurs d'époque. Des tracteurs retrouvés parfois en piteux état, derrière une grange ou sur un tas de roche. Des tracteurs qui ont marqué l'agriculture. Après des centaines d'heures de travail, ils fonctionnent

Chez les Michaud, la restauration des tracteurs c'est une histoire de famille. Même l'oncle à la retraite de Gilles Michaud travaille sur de vieilles pièces de tracteur. Pour lui, les vieux Massey-Harris, les John Deere, les McCormick ou les Farmall n'ont plus de secret.

L'évolution des tracteurs...

La collection des Michaud nous permet de mieux comprendre l'évolution des tracteurs, une histoire que Gilles connaît sur le bout de ses doigts.

«Ce tracteur-là a été développé en 1917 par la compagnie Ford. Ça été un des premiers tracteurs, je crois, qui a été fabriqué à la chaîne comme les automobiles. On en a fabriqué près d'un million. L'idée de Henri Ford c'était de fabriquer un tracteur qui pourrait être vendu le moins cher possible. Pis je crois que c'est aux alentours de 375 dollars les moins chers qu'ils ont vendus. Ils en ont fabriqué pendant 10 ans.» Gilles Michaud

Un grand nombre d'innovations ont fait évoluer le tracteur et les pratiques agricoles. Par exemple, l'arrivée des pneumatiques. Avant les années 30, les tracteurs étaient équipées de roues métalliques à crampons très peu pratiques qui ne pouvaient circuler sur les routes publiques et qui rendaient les tracteurs très inconfortables.

En 1939, l'industriel Britannique Harry Ferguson, met au point le système d'attelage à trois points. Un système d'attelage hydraulique qui va révolutionner le quotidien des agriculteurs. L'attelage Ferguson peut baisser ou lever à volonté. Dorénavant, l'arrimage d'un équipement aratoire n'est plus une corvée. Le système Ferguson permet aussi de contrôler la profondeur des labours. Un principe encore utilisé aujourd'hui sur tous les tracteurs.

Au début du siècle, c'est avec des courroies qu'on actionnait les batteuses ou autres machineries agricoles. Plus tard, on installa des moteurs sur les machines agricoles. L'invention de la prise de force indépendante fut aussi très importante. Dorénavant, c'est la force du tracteur qui permet d'actionner les instruments aratoires.

Et puis il y a eu le moteur diesel et l'arrivée des tracteurs quatre roues motrices.

Les anciens tracteurs étaient beaucoup moins sécuritaires qu'ils le sont aujourd'hui.

Les nouveaux tracteurs sont confortables, équipés des toutes dernières technologies. Ils coûtent cher, ils doivent travailler plusieurs centaines d'heures par année.

L'agriculture aujourd'hui...

Aujourd'hui, le Québec compte 4 fois moins d'agriculteurs qu'au début du siècle, mais la superficie moyenne cultivée a plus que doublé.

Trois générations de Michaud sont aujourd'hui réunies autour d'une même passion. La ferme des Michaud est devenue aujourd'hui une grosse entreprise agricole qui a dû constamment s'agrandir pour survivre.

Le tracteur a été à la fois le témoin et l'acteur de tous ces changements.

Source: La semaine VERTE

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Les tracteurs - Musée de l'agriculture du Canada